Atelier 3 - Quand le soin rencontre l’engagement

Etre soignant, c’est un choix de carrière mais aussi de vie.
Avec la vocation, ce choix se fait par l’engagement précoce de l’étudiant à passer un concours éprouvant et sélectif, à suivre des études de santé longues et difficiles. L’engagement se fait pour nous dans le soin, mais il revêt également de multiples sens suivant le contexte dans lequel on le considère.
Fondamentalement, l’engagement implique un acte volontaire, une liberté de choix et une décision personnelle. Il peut s’agir d’une attitude d’intervention dans la société ou d’une attitude de revendication de valeurs.
On peut s’engager dans différentes sphères sociétales : associative, syndicale, politique ou humanitaire, mais aussi parfois militaire ou religieuse. En étant médecin généraliste, on s’engage à respecter la déontologie au moment de prêter le serment d’Hippocrate. Certains d’entre nous signeront des Contrat d’Engagement de Service Public et iront travailler dans des zones déficitaires.
Quelles sont les motivations profondes de notre engagement : est-ce par humanisme, par égoïsme ? Quelles limites s’imposent à l’engagement du soignant ? Qu’est-ce qui pousse certains médecins à s’engager au-delà du soin, dans d’autres sphères ?
Cet atelier cherchera à répondre à ces questionnements, à expliciter nos raisons d’être devenus acteurs du soin, et celles qui poussent certains à s’engager parallèlement dans d’autres activités. Et pourquoi pas, en donner l’envie à d’autres…
Jean-Baptiste AMELINEAU, Trésorier de l’AMI